Dans cette monumentale réalisation, le panneau de béton prêt à poser Roxipan se développe, en parement mural, sur des centaines de mètres carrés. Un résultat époustouflant en harmonie avec l'esprit audacieux du lieu : un centre de simulation de pilotage de voitures de course (le bâtiment intègre 18 simulateurs issus de l’aéronautique, montés sur vérins électriques. 6 Formule 1, 6 C2 rallye et 6 Pescarolo Endurance type 24h du Mans)
Son concepteur, le designer parisien Cyrille Druart, nous en parle ...
"L'I-WAY est un ovni. Une chose sortie de l'imagination pure, déconnectée du reste du monde. Je ne peux pas imaginer un endroit qui laisse les gens indifférent. J'aime les créations qui prennent parti, qui ne sont pas vides de sens ou légères mais qui expriment clairement une appartenance. De cette radicalité naît le caractère.
L'automobile est constituée de deux éléments principaux, le véhicule lui-même et la surface sur laquelle il repose. L'interaction des deux permet le déplacement.
Le béton est ici la transposition dans un langage architectural de cette surface. A la différence d'un béton banché, le Roxipan nous a permis un contrôle total de l'aspect des murs, notamment du calepinage de chaque plans, et des relations entre murs et mobilier. Afin d'être en parfaite adéquation avec le concept général nous avons élargit la gamme existante en introduisant un béton brut, non raffiné, pour retrouver les fluctuations de la matière. Ajouter des trous de banches artificiels a permis d'accentuer l'aspect d'un béton banché mais surtout d'insister sur l'effet graphique du rendu.
Le béton a la faculté de s'habiller seul. Il se suffit à lui-même. L'expression est minimale, l'effet maximal. Le béton impose sa présence, il ne s'efface pas et propose une confrontation directe en recentrant l'essentiel. C'est une négation du superflu. Une personne face à un mur devient une personne face à elle-même. Nous avons fait l'I-Way massif, franc et honnête, sans fioritures. Il se dresse là, dans un rapport direct avec nous et ne cherche pas à cacher des choses. L'essentiel est ce que ce lieu recherche. Il n'est plus question de décoration, de superflu, mais du geste minimal, juste et ultime qui donnera toute sa force à l'espace, non-basé sur ses anecdotes mais sur son évidence fondamentale.
Tout doit disparaître pour laisser place aux émotions.
Le bâtiment est conçu pour changer d'aspect en quelques instants. La lumière colorée, intéressante parce que immatérielle est une façon d'agir sur les sentiments, et le béton, de ton neutre, offre le support idéal à ces changements infinis."
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REPORTAGE PHOTO DE GUILLAUME ATGER
